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vendredi, juillet 21, 2006

en préambule, des excuses, blogger et o*****e ont tout fait pour faire brûler ce présent weblog, il renaît donc à cette adresse, et si tout est correct, même les archives fonctionnent.

mais malgré tout,

je ne vous apprends rien, il fait tellement chaud à paris que le clavier de l'ordinateur fait comme le sable noir, on court vite pour ne pas se brûler (c'est ce qu'a m'a dit ma chérie), mes doigts courent donc et réfléchissent à ma place. je serais bien incapable de me laisser aller, de plus, je me taille dans une semaine au festival de Salzburg (je n'y suis pour rien, j'essaierai d'y trouver des vieilleries samba malgré tout, si quelqu'un a une idée), on a donc tout fait pour que "Monolith" (un peu plus d'infos à la maison), qui ne plaît pas à ma mère mais à beaucoup de monde autour de moi, arrive à vos oreilles, maintenant le hasard n'a plus qu'à se débattre un peu avec la morne situation de monde capitaliste des disques en plastique (une sortie en novembre, tout le monde nous dit qu'on est fous). En parlant de plastique, en rajoutant la poussière, juillet derrière les stores en bois de ma grande fenêtre ressemble à un long, pénible exercice de crate-digging, toujours le Brésil, même si c'est vieux, même si c'est une mauvaise idée, même si c'est précipité, et puis, donnez moi des mesures impaires, donnez moi des bass drums qui suivent les power chords, beaucoup de choses math. il y a donc:

a)toutes ces gamines qui répètent, façon nintendogs, un peu, les mots de De Moraes, avec des fausses notes. Astrud, évidemment, façonnée par Jobim (The Astrud Gilberto Album de 65), ou, mieux, beaucoup mieux, haletée, bricolée, épousettée par Gil Evans, Look to The Rainbow, un vrai karaoke gigantesque, ce n'est même plus de la bossa mais un portfolio de Shomei Tomatsu, avec beaucoup de plans, un fond tout doux, un premier tout triste, si triste. Elle chante faux, terriblement faux, avec beaucoup de carats sur les oreilles, et Evans ne gomme rien, c'est très beau, vraiment très beau. Wanda Sà, qui après a posé dans Brasil '66 et puis (ça vous intéresse?) fait la famille d'Edu Lobo, ne chante pas moins faux, mais poussait tout dans ses graves. J'ai lu dans un mauvais livre récemment que la dame avait des prétentions de chanteuse, je suis sûrement dans le faux. Roberto Menescal, oh grand Roberto (j'aimerais, si j'avais la temps, vous évoquer ses amourettes adolescentes avec Nara Leao quand elle n'avait pas treize ans, mais le temps me manque) fait tenir tout Vagamente dans les tapis d'orchestre, mais ça respire moins, ça virevolte moins qu'Evans, évidemment; il n'empêche, j'aime bien quand elle fait l'effrontée, j'aime bien comment ces petits disques regardent les dollars tout en douceur, tout en tristesse. Parce que conquérir la pop avec des accords compliqués et une carte postale, une seule, c'est plus que ce que vous croyez (il y a beaucoup d'alcool et de sauvagerie dans l'affaire)
b)Nara, Nara, Nara, après ses amourettes et quand elle cherchait des noises aux militaires, en remontant toujours plus en arrière dans le temps, pas un geste inutile, pas une seconde qui ne soit pas nécessaire. Oh. Je suis arrivé au complètement barge Manha de Liberdade, récemment, j'ai donc découvert la grandeur méconnue de Chico Buarque en songwriter, et surtout du bricoleur Geni Marcondes, grand épisode feuilleté, en serpent, cycle pas loin de Song Cycle, par exemple, qui enterre un labrador et célèbre les favelas. La belle était politique, en plus. Juste avant, j'ai failli sauté Nara Pede Passagem, et on m'a glissé à l'oreille qu'il était fantastique, et c'est encore plus que ça. Fabuleux pour 1966, la voix est toute proche, les percussions, toutes nues, jouées en huis-clos et sans effet, incroyable comme 1966 était en avance sur 68 et le tropicalisme en termes de son, donc, de la samba folk tranquille et triste, toute triste, des merveilles de Buarque ("Olê-Ola", comme chez Gil en 68, le rythme est dans le titre), des pop-songs même, et puis j'ai découvert comme ça "Amei Tanto", tristesse abyssale et mutante modernité de Baden Powell et de Moraes, à pieds joints juste à côté du "Chega de Saudade", même bizarrerie dissonnante, deux fois violence sur la joue. Enfin, et la pochette est la plus belle de tout 1965, O Canto Livro de Nara allonge cris et chansons géantes, à toute vitesse. Je ne sais même pas si c'est de la bossa, ça. "Carcara" gueule, "Canto Livre" chiale, "Incelença" geint, et puis, la "Suite dos Pescadores" (de Dorival Caymmi) contient déjà Brian Wilson, et puis Pärt, et puis, je ne sais, les Microphones. Je fouille Nara, infiniment, je vais passer la suite de mon été à ça, c'est certain.
c)Tout presque tout me ramène, sans cesse, à Edu Lobo. Cette merveille de Sergio Mendès & Brasil '77, l'artiste et l'année font peur, mais pourtant, qui chante des pecheurs et pour son pays rien que pour son pays, "Primal Roots", et puis Wanda Sà, et puis Nara qui l'a tellement chanté, mais c'est quand il a fait l'aller-retour à LA qu'il est devenu quelqu'un de grand, "un compositeur et plus un chanteur". J'adore tout, les débuts dans l'ombre du meilleur ami de son père (de Moraes, voilà), avec Valle et Menescal, Edu Lobo por Edu Lobo, un peu tranquille, la grande transition de 1967, Edu, les 1001 versions de "Corrida de Jangada", toujours cette même introduction lugubre et cette accélération folle vers le soleil qui crame, la pause avec Maria Bethania, les architectures tarées de celui avec Sergio Mendès au piano (j'en ai déjà parlé) qui s'appelle Sergio Mendès presents Edu Lobo (made in USA), parce que Mendès dirigé par Lobo c'est un peu McCoy Tiner, et puis, la plongée dans le vide, Missa Breve, vraie messe immense, quelques gravats fusion pas graves, quelques clins d'oeil à Penderecki, et puis surtout, ce piano basse droit qui fait sa loi, Stereolab ont dû tellement écouter, un basson qui double la voix, même Camaleão, avec la voix qui fait parfois les cymbales, me fait penser, Edu Lobo, pendant quelques années, a dû être loin des siens, mais tout près d'un dieu.
d)en ligne droite, quelques jours après, Baden Powell et DeMoraes, la base de tout, la poussière vole, voix sombre et grande pièce remplie à rebord de vieilles percussions, les meufs de Quarteto Em Cy qui se battent pour haleter dans le micro, et cette lutte incessante entre la tristesse morbide, la dissonnance au bord du gouffre, et les salto arrière vers le soleil noir, toutes dents dehors. "Os Afro Sambas", un truc sauvage, en fait. 1966 est la plus belle année de cet été.

un lien alors pour fêter mon retour, faites en bon usage, ne cherchez que les raretés les inachetables, et croyez-moi, Mauro Caldas est inestimable, il fait Loronix, gentil perroquet rare, et délivre au moins trois par jour des choses insensées, et jamais de prog poucrave, jamais de fusion non plus, enfin, évitez les Deodato, les Donato solo, tout ça, ça n'en vaut pas la peine, mais sinon, tout tourne autour de la naissance de la bossa (un peu avant, un peu après) ou relatés.

Ah oui, j'écoute le dernier Tool aussi, 10,000 Days, j'allais oublier de préciser les maths

3 commentaires:

À 7:43 PM , Blogger zecalouro a dit...

Very nice blog, odot. Really great indeed.

Thanks for the kind words you wrote about Loronix. Do not miss the one of the latest Loronix posts which is a Musical Video of Nara.

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Cheers,

 
À 10:42 PM , Blogger Shara a dit...

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À 8:39 PM , Anonymous Anonyme a dit...

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