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vendredi, mars 09, 2007

fuzzy loggia

Peut importe ce qui se passe, d'ailleurs je n'écoute presque que de la musique électronique faite avec des intentions cette semaine, mais on peut entendre des solo magnifiques partout en ce moment, fabriqués avec les plus beaux sons du monde

mes trois préférés sont:

Boris with Michio Kurihara "Rainbow" (sur "Rainbow", Pedal/Inoxia/Drag City)
Kurihara petite légende sombre qui a fait des belles choses avec Ghost et les Stars, habite entre les hoquets blancs graves d'un gros ampli matamp, mais lui joue sur un tout petit ampli de poche, une petite cassette, un feedback minuscule, je pense à Ladies of the Road de King Crimson parce que ce solo entier en descend, mais ça ne me dérange pas, ça ne devrait pas vous déranger non-plus


The Fucking Champs "A Forgotten Chapter In The History of Ideas" (sur "VI", Drag City)
Je m'emballe et ce n'est pas un solo à proprement parler, il y avait plus de soli sur le "Gold" de Fucking AM (vous l'avez, vous l'avez? non je dis ça, c'est juste un truc que j'adore), mais en fait tout le morceau est un long solo de matières filtrée, taillé, équilibrée comme un diamant, du grave intense jusqu'aux harmoniques qui meurent doucement dans la reverb, il n'existe pas un groupe aussi dévoué à l'apparat de ses notes de guitare électrique que les Champs et maintenant il faut les en remercier

Wilco "Impossible Germany" (sur "Sky Blue Sky", Nonesuch)
Evidemment, ils rejouent le Band et Lynyrd Skynyrd et ils mettent des soli partout depuis leur disque d'avant, celui avec l'oeuf cassé/pas cassé, ça ne devrait pas vous déranger pour autant, quand Glenn Kotche commence à taper sur le gros tom et que le morceau s'embarque sur la grosse pente d'uner odyssée, on se dit avec raison qu'il n'est pas très réussi (surtout après le petit équilibre admirable de "You Are My Face"), mais on ne sait pas encore que l'escapade de notes qui tremblent dans le canal de gauche est venue pour durer tout ce qui reste de chanson à raconter; c'est très excitant, à l'ancienne, quand elle se double, évidemment, d'un petit thème du sud, petit thème comme "Free Bird", quand elle risque les trilles, quand elle casse l'isolation et devient, parfaite, amas de mosquitoes, membrane d'ampli qui coule, carton brisé, glue saturée

1 commentaires:

À 1:02 AM , Blogger Fausto Maijstral a dit...

Le Boris est grand. Voilà une collaboration qui arrive à un résultat rare: trop souvent, on regrette ceci de X et cela de Y. Ici, les deux éléments s'allient parfaitement et on apprend bien des choses sur Boris comme sur Kurihara - le tout n'est pas mieux que la somme des éléments: il est juste autre, et ça fait du bien.
En ce qui concerne Wilco, voilà bien un des groupes pop contemporain que j'apprécie le plus. Très curieux d'écouter cet album.

 

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